Les fibres de bambou

Une nouvelle gamme de compound à base de fibres naturelles vient d’être lancée par Eurostar-EP.

Les Fibres de Bambou (Starpylen HU30 BF4 PP 30%) ont été préférées aux autres fibres naturelles à cause de leurs propriétés mécaniques exceptionnelles. La croissance rapide du bambou n’entre pas en concurrence avec l’agriculture alimentaire.

ÉLÉMENTS DU BILAN CARBONE DU BAMBOU

Il faut tout d‘abord noter qu’une forêt de bambou absorbe 4 fois plus de CO2 que le bois et produit 35% d’oxygène en plus ; autant de données à soustraire du bilan carbone global.

Si le bilan carbone complet des produits commercialisés par BFT n’a pas encore été réalisé, nous pouvons cependant par analogie considérer les résultats d’une étude réalisée par l’Université de Technologie de Delft (www.tudelft.nl) selon les normes ISO 14040 et 14044 sur le bilan carbone des produits asiatiques à base de bambou et commercialisés en Europe de l’ouest. Ce rapport conclut que les produits comparables aux produits BFT et acheminés en Europe présentent un bilan carbone neutre ou même positif en considérant l’ensemble de leurs cycles de vie. Le rapport précise même: “the growing speed of renewable materials in terms of annual yield in cubic meters per hectare is not included in a carbon footprint and can therefore be perceived as an additional environmental credential for renewable materials in general and in particular for the most rapidly growing materials such as Moso bamboo”. Ce bénéfice additionnel couvre en réalité tous les types de bambous dont les bambous sélectionnés par BFT qui atteignent leur maturité à 3 ans.

Les procédés d’extraction mis au point par BFT nous semblent encore plus écologiques (très faible consommation d’électricité, très faible consommation d’eau, pas d’utilisation de produits chimiques, aucune montée en température élevée, etc…) que certains des procédés utilisés pour la fabrication des différents produits audités par l’Université de Technologie de Delft. Ceci est une indication supplémentaire que les conclusions très favorables de cette étude de LCA – Life Cycle Assessment – qui donc prend bien en compte l’acheminement des produits en Europe – s’appliqueraient également à nos produits BFT.

L’acheminement vers l’Europe de nos fibres de bambou n’a effectivement qu’un impact limité sur leur bilan carbone car cet acheminement est effectué par bateau, moyen de transport qui émet le moins de CO2 au kilomètre rapporté à la tonne transportée : 6 fois moins générateur de CO2 que le fret routier (L’Observateur de l’OCDE n° 267, mai-juin 2008). Ainsi un transport par bateau de fibres de bambou acheminées de Thaïlande jusqu’en France émettra 0,2 kg de CO2/ kg de fibres de bambou

Ce coût du transport maritime vers l’Europe dans le bilan carbone de nos fibres est certainement compensé par comparaison avec le coût carbone total des fibres naturelles de culture dont la croissance aura nécessité semis, arrosage, engrais, pesticide et entretien mécanique.

Le bilan carbone de nos fibres de bambou sera donc excellent avec une émission de CO2 inférieure :

  • aux 0,6 kg de CO2 /kg de fibres de chanvre (source : AFT Plasturgie)
  • aux 1,3 kg CO2 /kg de fibres de lin produites (source : Rapport ECOBAT Sciences et Techniques 2012) et extrêmement favorable par rapport aux fibres de verre : 2,1 kg de CO2 /kg de fibres de verre (Rapport Pôle Européen Plasturgie de mars 2010 – Charlyse POUTEAU).

Sources: Bamboo Fibers Technology July 2012